Comment fonctionne le régime d’assurance retraite français ?

Le régime général d’assurance retraite au bénéfice des salariés du secteur privé a été créé en 1945.

Comment fonctionne le régime d’assurance retraite français ?
Faisons un point sur l'assurance retraite français

Le système d’assurance retraite s’est structuré autour d'une caisse nationale (CNAV) qui gère la retraite du régime général de la Sécurité sociale, c’est-à-dire la retraite de base des salariés de l'industrie, du commerce et des services. En 1972, un régime de retraite complémentaire porté par l’Agirc Arcco est venu compléter le système général d’assurance retraite et a été rendu obligatoire. Quelques explications pour y voir plus clair et mieux comprendre les enjeux actuels. 

 

Le fonctionnement général de l’assurance retraite


L’assurance retraite, que ce soit sur le volet régime complémentaire ou régime général, fonctionne sur la base d’un système dit « par répartition ». Le principe est construit sur une mutualisation : les actifs, par le versement de leurs cotisations, financent les allocations des retraités.

La logique inverse est appelée « retraite par capitalisation » : ce système repose sur une capitalisation opérée par les actifs pour assurer leur propre retraite future.

 

Le montant de l’assurance retraite


Bien que mutualisées, les contributions versées par les actifs n’ouvriront pas droit aux mêmes montants au titre de la pension de retraite. Le taux de retour au titre de l’assurance retraite dépend en effet de la contribution du bénéficiaire lors de sa période d’activité. Ce mode de redistribution est appelé « contributif ».

On comprend ici toute la difficulté liée à la gestion financière du système de retraite : assurer le financement des pensions des retraités par les contributions des actifs qui, eux-mêmes, devront bénéficier d’un retour proportionnel aux montants versés.

 

La solidarité : un mécanisme correcteur pour assurer une retraite minimum


Afin que le fonctionnement d’ensemble du système d’assurance retraite ne compromette pas le versement des pensions de retraite aux personnes rencontrant des difficultés dans le cadre de leur vie professionnelle (période de chômage, maladies, etc.), un mécanisme de solidarité vient s’ajouter à la mutualisation et à la redistribution contributive. Il permet ainsi l’allocation d’un minimum vieillesse aux personnes d’au moins 65 ans n’ayant pas suffisamment cotisé pour bénéficier de droits à la retraite, ainsi que le maintien de droits à l’assurance retraite malgré des périodes d’inactivité.

L’évolution de la structuration de la population active (population vieillissante, taux de chômage important) fragilisent le système actuel et appellent à une nécessaire refonte, d’où les nombreuses réformes liées à l’âge de départ à la retraite.
 
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Morgane Le Corre Morgane Le Corre

Morgane Le Corre est juriste spécialisée en droit social et germanophone. Curieuse et active, elle s'intéresse à la matière juridique au sens large (droit des contrats, droit bancaire) et enrichit son expérience professionnelle par des missions dans différents domaines (enseignement, rédaction, consulting).

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