background img

Pourquoi faire de la gestion des risques ?

L’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen l’a ramené au grand jour : la gestion des risques est devenue une exigence essentielle de l’industrie du XXIe siècle. Plus généralement, toute entreprise, quelle que soit sa taille, présente un risque potentiel lié à son activité et à son infrastructure. Un risque qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves pour les employés, les populations, les biens, l’environnement, l’image et l’économie de l’entreprise.

Qu’entend-on par gestion des risques ?

A découvrir également : Quel est le taux moyen d'un crédit auto ?

Plus qu’une approche, la gestion des risques est une stratégie qui se concentre sur l’étude de la probabilité qu’un risque lié à une activité se produise et de la gravité de ses conséquences potentielles. Il est associé à des actions de prévention et de protection visant à réduire et à contrôler toutes les composantes du risque. Risque naturel, attaque, risque de catastrophe grave, risque technologique, risque lié à la sécurité des personnes au travail, tant dans l’industrie qu’ailleurs : il n’y a pas de risque zéro. L’idée est donc d’anticiper autant que possible ce qui pourrait entraver le développement de l’organisation.

La gestion des risques, la pierre angulaire de la durabilité de l’entreprise, implique une approche intégrée et rigoureuse : la gestion des risques . Comment ? Localiser et évaluer les risques susceptibles d’avoir un impact sur la stratégie de l’organisation ainsi que sur ses différents objectifs.

A lire en complément : Quel est le taux préférentiel ?

Les 5 principales étapes de la gestion des risques

Pour être efficace, la gestion des risques implique la mise en œuvre d’une approche méthodologique en 5 étapes :

Étape 1 : Identifier le risque

Cette première étape consiste à : identifier les situations potentiellement dangereuses liées à l’environnement de travail. Cela nécessite également une analyse du comportement de l’employé sur le terrain, pour faire face à la tâche. Les situations dangereuses peuvent être de nature biologique, chimique, physique et sécuritaire.

Étape 2 : Évaluer les risques

Après l’identification des situations dangereuses, cette étape consiste à : dresser la liste des risques associés ; évaluer ces risques en fonction de leur criticité ; déterminer leurs impacts potentiels, leurs fréquences possibles et le coût de leur financement.

Étape 3 : Définir les solutions

Éliminer le risque ou limiter ses effets ? Plusieurs solutions peuvent être envisagées. L’objectif est d’élaborer un calendrier de mesures correctives incluant les niveaux d’urgence et les moyens nécessaires à leur mise en œuvre. Cette étape permet de hiérarchiser les actions qui seront réalisées en fonction de priorités.

Étape 4 : Configurer les solutions

Le déploiement de solutions peut parfois être complexe, d’où la nécessité de définir une stratégie de mise en œuvre cohérente sur le terrain.

Étape 5 : Contrôle et suivi

Une étape clé de la gestion des risques : définir des indicateurs de suivi afin que toutes les actions menées soient élaborées et évaluées en termes d’efficacité. La vérification doit être périodique car les risques potentiels évoluent. Un examen périodique des risques garantit que la procédure est toujours adéquate et parfaitement sûre.

Les avantages d’une gestion efficace des risques

En réduisant les situations critiques, la gestion des risques contribue à maintenir la continuité des activités et, grâce à l’effet de levier, augmente la disponibilité des ressources de l’entreprise.

Avantages en termes de compétitivité

Le coût du risque est estimé entre 0,5 % et 2,5 % du chiffre d’affaires. Il atteint 3 à 5 % pour les sites sensibles, en particulier dans les secteurs chimique et pétrochimique. Sans oublier les conséquences non garanties en cas de sinistre, à savoir : pertes de marché, perte de crédibilité, baisse des parts, augmentation des coûts d’exploitation et des primes d’assurance. À l’inverse, une meilleure gestion des risques se traduit par une réduction du coût des risques. Tout bénéfice réalisé dans cette position représente un bénéfice net pour l’entreprise.

Avantages en termes de durabilité

Identifiez les principaux risques grâce à la mise en œuvre d’un programme de réduction des risques, ainsi que le financement de ses conséquences possibles, permettent à l’entreprise de réduire sa vulnérabilité. L’entreprise peut survivre à une catastrophe majeure, car les liquidités ne sont pas affectées.

Avantages en termes d’image

  • Un vecteur de communication interne

Dans un contexte où la prévention des risques est une priorité, la culture de la sécurité est un outil de réassurance sociale pour rendre une image d’entreprise soucieuse de ses employés. Géré et intégré dans la stratégie, il permet aux employés de se réunir autour d’un projet commun lié, entre autres, à la sécurité des personnes.

  • Un vecteur de communication externe

En ce qui concerne les partenaires financiers, les assureurs, les clients ou les autorités locales, l’entreprise qui gère ses risques sait comment se protéger contre les dangers. C’est une garantie, pour différents publics, de cibler les fabricants responsables des questions environnementales, sociales et sociales. La gestion des risques implique également de prendre soin de la société dans son ensemble, en particulier lorsque l’industrie est confrontée à des risques qui peuvent nuire aux personnes ou aux ressources naturelles. Dans cette optique, la gestion des risques soutient une approche éco-responsable déjà intégrée par de nombreux groupes industriels.

Catégories de l'article :
Financement