À l’approche de la fin de la période transitoire française de MiCA, l’Autorité des marchés financiers hausse le ton. Sur environ 90 entreprises crypto actives en France sans licence MiCA, seulement 30 % ont indiqué que leur demande était en cours. Selon le régulateur, 40 % ne prévoient pas de demander d’agrément, tandis qu’environ 30 % n’ont pas répondu à ses sollicitations — un point jugé préoccupant par l’AMF, comme le détaille le compte rendu de Reuters.
Le calendrier, lui, se resserre rapidement.
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MiCA s’applique pleinement dans l’Union européenne depuis le 30 décembre 2024, avec une phase transitoire pouvant aller jusqu’au 1er juillet 2026 selon les États membres. En France, l’AMF a rappelé dès novembre 2025 aux acteurs non licenciés que la période nationale s’achève le 30 juin 2026.
Après cette date, les entreprises qui n’auront pas obtenu d’autorisation — ou, au minimum, déposé un dossier — devront cesser de proposer leurs services en France. Et, à plus grande échelle, elles ne pourront pas opérer légalement dans le bloc via le passeport européen.
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C’est là que le sujet se tend.
Une licence obtenue dans un État membre permet, en principe, d’exercer dans l’ensemble de l’Espace économique européen. Mais ce mécanisme crée aussi des frictions entre autorités. La France a déjà exprimé ses inquiétudes face au risque de voir certaines sociétés se tourner vers des juridictions perçues comme plus souples dans l’examen des dossiers.
En parallèle, l’ESMA a indiqué en décembre attendre des entreprises non autorisées qu’elles aient mis en place, ou au moins préparé, des plans de sortie ordonnée avant la fin de la transition.
Le message envoyé au marché ressemble donc moins à un durcissement soudain qu’à une ultime clarification. Les acteurs qui veulent rester dans le cadre européen doivent basculer vers un modèle pleinement agréé. Les autres devront partir.
Pour les utilisateurs, cela renforce l’intérêt de comprendre comment MiCAR s’applique chez Bybit EU, alors que l’UE cherche à harmoniser la protection des clients, la transparence et les conditions d’activité des prestataires.
Côté marché, cette séquence touche davantage à l’architecture réglementaire qu’à un choc immédiat sur les cours. Elle peut malgré tout peser sur le sentiment autour des plateformes exposées à l’Europe, pendant que les investisseurs continuent de surveiller le bitcoin price comme principal baromètre du risque crypto dans la région.
Même logique pour l’ETH.
L’évolution du cadre MiCA ne modifie pas directement les fondamentaux du réseau, mais elle peut influencer la manière dont les intermédiaires distribuent, conservent et commercialisent les actifs numériques auprès des clients européens. Dans ce contexte, le ethereum price reste un autre indicateur suivi de près, pour voir si le marché traite cette pression réglementaire comme un simple ajustement opérationnel — ou comme un frein plus large à l’activité.
Au-delà de la France, le dossier relance aussi le débat sur la supervision européenne. La Commission européenne a proposé en décembre de confier à l’ESMA un rôle plus central dans la surveillance des entreprises crypto, une idée qui, à ce stade, ne fait pas consensus entre les États membres.
Pour l’instant, le constat français est net : à mesure que l’échéance approche, une part notable du secteur n’a toujours pas franchi le pas vers la conformité MiCA, ou n’a pas encore expliqué comment elle compte quitter le marché.

