Mort numérique : que deviennent nos données personnelles ?

Qu'est-ce que la mort numérique ? Que permet-elle et comment l'organiser ? Tout sur ce texte de loi qui permet de gérer sa mort virtuelle.

Mort numérique : que deviennent nos données personnelles ?
Mort numérique : que dit la loi ?

Nous pensons peu souvent à notre mort numérique, cependant que deviennent nos comptes Facebook, Twitter, Viadeo, Google, etc. après notre décès. Le gouvernement a apporté une réponse à la question.
 

Définition du concept de « mort numérique »

 

  • Le statut de mort numérique

Plus qu'un concept, la mort numérique est surtout un statut. Avec la révolution numérique, la gestion, le partage, la conservation des données personnelles en ligne, il a bien fallu s'interroger sur le devenir de ces informations lorsque leur propriétaire décède. La mort numérique fixe donc le cadre juridique permettant de gérer cette question et d'exercer ses droits.

La loi du « 7 octobre 2016 pour une République numérique », indique que chaque personne pourra adopter des  « directives relatives à la conservation, à l’effacement et à la communication de ses données à caractère personnel après son décès ». 

Cela signifie que chacun pourra, de son vivant, indiquer la façon dont ses données personnelles devront être conservées, communiquées. 
 
  • Désignation d'un « légataire numérique »

Dans le cadre de la mort numérique, vous aurez le droit de désigner un légataire numérique, une personne de confiance qui se chargera de la gestion de vos comptes : login, mots de passe, vous pourrez tout lui communiquer.

Le légataire numérique devra être certifié par la CNIL.

Toutefois, le texte de loi ajoute : si le défunt n'a pas organisé sa mort numérique, ses héritiers auront un droit de contrôle sur ses données personnelles, ses comptes… donc vous êtes vivement invité à anticiper votre mort virtuelle.
 

Un droit difficile à appliquer à l'étranger ?

Une question se pose cependant avec la mort numérique. Il s'agit du droit français et il n'est pas certain que l'appliquer sur les sites américains tels que Facebook, Google, soit facile. Cela donnera-t-il lieu à un autre débat similaire à celui portant sur le droit à l'oubli ?

Dans tous cas, Axelle Lemaire, la Secrétaire d’État chargée du numérique, souhaite que le texte de loi soit généralisé au niveau européen, cela constituera une véritable avancée.

A lire aussi :

Ida Macondo Ida Macondo

Originaire de Paris, Ida est une passionnée d'écriture et de voyages qui ne se déplace jamais sans son carnet de notes ni son appareil photo. Ida réside aujourd'hui en Suisse.

Laissez votre commentaire


«Faites-nous connaître votre opinion. Partagez vos commentaires et vos questions. Ils vont ajouter une grande valeur à cette discussion."

Envoyer commentaire
Recevez plus d'infos sur ce thème !

Inscription à la newsletter 100% gratuite

En cliquant, j’accepte de recevoir des communications de marketing direct envoyées par monportailfinancier.fr et par nos partenaires. .

Valider